Loisirs

Actualités des études ou rapports sur les loisirs

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2015

Bigot. R., Croutte, Hoibian S., Muller J., 2015, « Seniors et catégories modestes investissent les réseaux sociaux », Consommation et modes de vie, Crédoc, n°278, décembre.

S’ils sont restés longtemps l’apanage des jeunes et des catégories aisées, les réseaux sociaux sont aujourd’hui très investis par les catégories modestes et les seniors selon une enquête conduite par le Crédoc.Les personnes disposant de faibles revenus, les employés et les ouvriers sont aujourd’hui les plus grands utilisateurs de ces réseaux. La fréquentation des réseaux sociaux augmente avec le niveau d’études et culmine parmi les titulaires du baccalauréat (64 %) pour se réduire parmi les diplômés du supérieur (59 %). En revanche, si les seniors y ont pris goût (entre 60 et 69 ans, une personne sur quatre est membre d’un réseau social en 2014 contre 16 % en 201), les jeunes restent la tranche d’âge la plus présente sur les réseaux digitaux : 79 % des 12-17 ans et 92 % des 18-24 y sont inscrits.

Les plus jeunes, âgés de 12 à 17 ans, sont les plus nombreux à utiliser les réseaux sociaux pour entretenir des liens avec leurs proches (pour 96 % d’entre eux, 91 % en moyenne et 93 % parmi les 18-24 ans), pour partager des photos et des vidéos (pour 92 %, 79 % en moyenne et 89 % parmi les 18-24 ans) et s’informer sur l’actualité(77 %, 71 % en moyenne et 75 % parmi les 18-24 ans). Par rapport aux autres tranches d’âges, leurs aînés, âgés de 18 à 24 ans, mettent davantage en avant leur désir de se divertir (pour 91 % d’entre eux, 82 % en moyenne et 88 % parmi les plus jeunes) et de faire de nouvelles rencontres (pour 35 % d’entre eux, 25 % en moyenne et 30 % parmi les 12-17 ans).
Les jeunes sont les plus sélectifs dans le choix de leurs contacts : les « personnes jamais rencontrées » représentent seulement 23 % des « amis » des 12-17 ans et 31 % des relations des 18-24 ans, contre 41 % pour les plus de 60 ans ; les « personnes qui comptent » constituent 78 % des contacts des plus jeunes, 89 % de ceux des 18-24 ans et 66 % des « amis » des plus de 60 ans. Les 18-24 ans comptent plus souvent que les autres « des personnes rencontrées épisodiquement » parmi leurs contacts (79 %, 58 % pour les plus jeunes).

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OpinionWay pour l’UCPA, Les 16-25 ans et les loisirs sportifs, 2015.
Une enquête réalisée en ligne du 28 septembre au 5 octobre 2015 auprès d’un échantillon de 512 individus représentatifs des Français âgés de 16 à 25 ans et de 866 individus représentatifs des Français âgés de 26 ans et plus, selon la méthode des quotas. Avec l’analyse de Julien Fuchs, enseignant-chercheur et responsable du master “Management du Sport et Territoires” au sein de la Faculté des Sciences du Sport et de l’Éducation de Brest. Spécialiste de socio-histoire du sport, de l’éducation physique et de la jeunesse.

Pratiquant souvent simultanément des activités d’“univers” sportifs différents, les jeunes revendiquent cette multi-appartenance autour de laquelle ils construisent leur propre expérience sportive. Cela ne fait pas d’eux des “zappeurs” revendiquant avant tout l’auto-organisation de la pratique. (…) il apparaît clairement qu’à travers les loisirs sportifs, les jeunes se socialisent et partagent. Mieux, ils vivent leurs pratiques, sans nécessairement le dire, comme un engagement sociétal. Comment comprendre alors les discours actuels sur la volatilité de leur engagement associatif ?
Prenons garde ici de ne pas faire fonctionner une perception machinale de la socialisation, pensée comme linéaire et confiée à des acteurs presque immuables, à l’heure où la diversification des références et la mutation des liens sociaux incitent les jeunes à davantage d’ouverture.

68% des 16-25 ans pratiquent une activité physique ou un loisir sportif au moins une fois par semaine, 86% des 16-25 ans pratiquent au moins une activité “hors cadre” (chez eux, en pleine nature, en milieu urbain). Les 16-25 ans évoluent le plus souvent dans plusieurs univers sportifs. Les deux univers qui rassemblent le plus de 16-25 ans : la musculation/fitness et les activités de pleine nature. Le groupe (16%), les rencontres (11%) et les amis (34%) sont des raisons de pratiquer fortement affirmées. Pour la majorité des 16-25 ans (56%) les activités physiques et les loisirs sportifs permettent de développer le mieux vivre-ensemble.

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2014

Octobre S. (dir.)Questions de genre, questions de culture, La Documentation française, Ministère de la Culture et de la Communication, 2014.
Un ouvrage collectif qui à travers les loisirs culturels cherche à détisser l’écheveau du genre et à interroger sa construction sociale, étroitement imbriquée à celle de l’âge, de la position sociale et de la couleur de peau. Comment les loisirs culturels contribuent-ils à la construction identitaire des filles et femmes, ainsi que des garçons et hommes ? Comment les usages, pratiques et consommations culturels et les représentations qui en découlent participent-ils à façonner le genre ?

Regarder des séries télévisées, jouer aux jeux vidéo ou lire des livres, fréquenter la Cité des sciences ou s’adonner à une pratique artistique en amateur sont autant d’activités où la différence des profils sexués des publics ne cesse de s’affirmer. Pourtant, supposés librement choisis, les loisirs culturels peuvent passer pour l’expression des intérêts, des goûts, des passions des individus voire de leur personnalité.
C’est que l’écheveau subtil des incitations et des interdictions de l’entourage, –.de l’enfance à l’âge adulte.–, des stéréotypes de sexe, qui attribuent de manière exclusive certaines qualités aux femmes et d’autres aux hommes, et des stéréotypes concernant les pratiques culturelles, dont certaines sont considérées comme féminines et d’autres comme masculines, réduit la liberté de choix en dessinant des voies balisées et en suggérant des hiérarchies entre les itinéraires.

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Pronovost G., « L’évolution du temps libre : Étude comparative France-Québec-États-Unis », Bulletin de l’Observatoire Québécois du Loisir, Vol. 12, n°2, 2014.

Après « l’âge d’or » du loisir de la deuxième moitié du vingtième siècle, avec une croissance soutenue, la tendance de fond semble être un léger déclin du temps libre, principalement en raison de l’importance grandissante de la population active et du taux d’activité. Et même si ce taux d’activité a tendance à décroitre, la population sur le marché du travail a vu son temps de travail augmenter.

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Thibault A., « S’attaquer à l’inaccessibilité au loisir sous toutes ses coutures », Bulletin de l’Observatoire Québécois du Loisir, Vol. 12, n°3, 2014.

Des propositions pour favoriser la participation aux loisirs publics.

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Familles et loisirs, Informations sociales, n°181,CNAF, janvier-février 2014, pp.20-28.
La Cnaf réunit dans un Dossier d’études la plupart des sondages réalisés sur les familles et la société au cours de l’année : A noter en 2012, la fréquentation média et les pratiques culturelles des jeunes des 7 à 19 ans, selon l’enquête Junior Connect’ conduite auprès de 7000 jeunes.

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Avant 2014

Mailloux C., Leclerc D., Thibault A., L’impact du loisir sur la persévérance et la réussite scolaire, Conseil Québécois du Loisir, 2013.
Une revue commentée des études identifiant les effets positifs de la pratique d’activités de loisir sur le développement des jeunes, notamment sur leur réussite scolaire.

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Familles et société, Dossier d’étude n°157, CNAF, 2012.
Ce numéro d’Informations sociales aborde les loisirs des enfants et des adolescents en dehors de la famille et s’intéresse à leur usage des technologies de l’information et de la communication. Les loisirs sont également appréhendé en tant que vecteurs des relations entre parents et enfants et à travers le point de vue de professionnels du tourisme social et de la culture.

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Céroux B., Crépin C., Les relations entre les parents et leurs enfants à l’aune des loisirs des adolescents, Dossier d’étude n°140, mai 2011.
Les études évaluatives précédentes sur la politique de loisirs des Caf avaient mis en évidence la nécessité de refonder celle pour les adolescents de 11 à 17 ans, « en intégrant plus largement la vie sociale des jeunes (…), ainsi que leur participation– et celle de leurs parents – aux projets qui les concernent. La question de l’autonomie et de l’encadrement est naturellement interrogée » Dans cette perspective, cette étude s’intéresse aux occupations de loisirs au sens large, comme prétexte ou support à la construction identitaire de l’adolescence ainsi qu’aux conceptions et pratiques éducatives des parents, dans leurs relations avec leurs enfants.

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